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Armour Ultra Vaporesso, la box de 100 W décryptée

Par Florian Dumas · · 8 min. de lecture

Armour Ultra Vaporesso, la box de 100 W décryptée
Source : Higgsfield (GPT Image 2)

L’Armour Ultra Vaporesso arrive avec une fiche chargée, 100 W, une batterie de 5500 mAh, trois certifications de résistance et une puce baptisée AXON. Vaporesso l’a présentée le 26 septembre 2025 comme sa première « Ultra Mod », pensée pour l’inhalation directe.

Derrière ces chiffres, plusieurs questions restent ouvertes. À quoi servent vraiment ses quatre modes, quelle puissance utilise-t-on avec les résistances livrées, et quelle version du kit correspond au cadre français ?

Armour Ultra Vaporesso, ce que contient réellement le kit

L’Armour Ultra Vaporesso est une box à batterie intégrée de 5500 mAh, plafonnée à 100 W, vendue en kit avec le clearomiseur iTank T et deux résistances GTi Dual Mesh de 0,2 et 0,4 ohm. Elle vise l’inhalation directe, celle où la vapeur va droit aux poumons avec un tirage très aérien.

Le fabricant annonce 144,5 × 37,6 × 31 mm et 256 g pour le kit monté. Sa boutique officielle indique 173 g pour la box seule, soit un écart de 83 g entre la box seule et le kit monté.

L’écran est un TFT couleur de 0,96 pouce, et la recharge passe par un port USB-C protégé par un cache. Le clearomiseur se remplit par le haut, en faisant coulisser son capuchon, et reçoit l’air par le sommet.

Les quatre modes de la puce AXON, à quoi servent-ils

La puce AXON propose quatre modes, nommés Pulse, Eco, TC et Boost sur la boutique officielle de Vaporesso. La marque met surtout en avant le dernier, chiffres à l’appui.

Boost, le mode que la marque met en avant

Le communiqué de lancement attribue au mode Boost une stabilité du rendu des saveurs supérieure de 25 % à celle du mode Pulse. La boutique officielle ajoute un écart de 40 % face au mode Eco. Ce sont des chiffres de fabricant, sans protocole de mesure publié.

Le test publié par Vaping Post est la seule prise en main consultée pour cet article, et c’est de lui que viennent les descriptions de fonctionnement qui suivent (modes, verrouillage, arrivée d’air, puissance utile). Il décrit un mode Boost qui module la tension tout au long de la bouffée pour soigner la saveur. Rien ne permet de vérifier l’écart chiffré, mais le principe reste celui d’une courbe de chauffe ajustée pendant l’aspiration.

Pulse et Eco, deux autres logiques de chauffe

Le mode Pulse, lui, régule la puissance pour garder une température de vaporisation constante. Vaporesso ne détaille pas le fonctionnement du mode Eco, et aucune source consultée ne chiffre son effet sur la batterie.

Le contrôle de température, réservé à certains fils

Le mode TC limite la chauffe à une température choisie. Il ne fonctionne qu’avec des fils résistifs prévus pour ce réglage, comme le nickel, le titane ou certains inox. Les plages fournies par Vaporesso pour les résistances GTi étant exprimées en watts, c’est en puissance que se règle ce kit.

Armour Ultra Vaporesso, 100 W au compteur et 75 W dans la pratique

Le plafond de 100 W impressionne sur la fiche, mais les deux résistances livrées travaillent bien en dessous. Vaporesso publie pour chacune une plage précise.

Résistance livréePlage indiquée par VaporessoPosition dans le kit
GTi Dual Mesh 0,2 ohm60 à 75 WMontée d’origine
GTi Dual Mesh 0,4 ohm50 à 60 WFournie en rechange

Aucune des deux ne demande plus de 75 W. La marge entre 75 et 100 W ne sert donc pas avec le matériel fourni, et la prise en main citée plus haut juge elle aussi que 75 W suffisent pour la résistance la plus exigeante.

Monter la puissance au-delà de la plage indiquée revient à chauffer la mèche plus vite qu’elle ne s’imbibe. Le résultat se connaît bien, un coton qui grille, et notre article sur le goût de brûlé d’une cigarette électronique en détaille les causes. Une résistance neuve doit aussi rester imbibée quelques minutes avant la première bouffée.

Batterie de 5500 mAh et recharge, ce que disent les chiffres

Vaporesso annonce une autonomie proche de celle de deux accus 18650, et supérieure de 111 % à celle d’un seul accu 18650. Ce pourcentage suppose un accu de référence d’environ 2600 mAh, puisque 5500 divisé par 2,11 donne un peu plus de 2600, la valeur que la boutique officielle prête justement à un 18650 dans son comparatif.

La marque avance aussi jusqu’à trois jours par charge, sans préciser la puissance ni la résistance utilisées. Une 0,2 ohm à 75 W consomme bien plus qu’une 0,4 ohm à 50 W, et cette durée reste donc une indication.

Pour la recharge, la fiche officielle annonce 9 V sous 2 A ou 5 V sous 3 A. Le calcul donne 18 W dans le premier cas et 15 W dans le second. Un chargeur capable de fournir 9 V tire donc le meilleur parti du port USB-C, tandis qu’un bloc limité à 5 V plafonne plus bas.

Réservoir de 6 ml ou de 2 ml, quelle version en France

La fiche de Vaporesso donne deux contenances pour l’iTank T, 6 ml et 2 ml. La seconde porte la mention TPD, et le fabricant décrit deux emballages distincts, une version globale avec un iTank T de 6 ml et une version TPD avec un iTank T de 2 ml.

La directive européenne 2014/40/UE, dite TPD, limite à 2 ml la contenance des réservoirs. En France, c’est donc la version TPD à 2 ml qui correspond à ce cadre. Une fiche qui annonce 6 ml décrit la version globale du kit.

Le reste de la boîte TPD reste identique, avec la box, les deux résistances, un câble USB-C, un bouchon de remplissage en silicone, deux joints, un verre et une protection de rechange.

Avec 2 ml en réserve et une résistance de 0,2 ohm à forte puissance, les remplissages deviennent fréquents. C’est la contrepartie directe de l’inhalation directe à haute puissance, qui vaporise beaucoup de liquide à chaque bouffée.

Des certifications qui protègent la box, pas le clearomiseur

Vaporesso revendique l’IP68, l’IP69K et la norme militaire américaine MIL-STD-810H, avec des seuils chiffrés sur sa boutique officielle (immersion jusqu’à 1 mètre pendant plus de 30 minutes, jets d’eau jusqu’à 80 °C, chute de 1,2 mètre).

Pour l’usage, la question utile porte sur leur périmètre. Ces certifications s’appliquent à la box seule, comme le précisent la boutique de Vaporesso et un revendeur britannique. L’iTank T, avec son tube de verre, n’en bénéficie pas, d’où la protection de clearomiseur et le verre de rechange glissés dans la boîte.

Pour situer ce type de matériel face aux pods plus compacts, notre comparatif pod ou box pour débuter reprend les différences de format et d’usage.

Questions fréquentes

Les réponses qui suivent portent sur l’usage de la box et de son clearomiseur, en complément des points techniques détaillés plus haut.

Comment verrouiller l’Armour Ultra dans un sac ou une poche ?

Un curseur latéral de verrouillage bloque la box sans multiplier les pressions sur le bouton de tir. C’est le réflexe à prendre avant de ranger l’appareil, pour éviter une chauffe accidentelle.

Faut-il commencer avec la résistance de 0,2 ou de 0,4 ohm ?

La 0,4 ohm, réglée entre 50 et 60 W, consomme moins de liquide et de batterie. La 0,2 ohm, montée d’origine, demande 60 à 75 W et produit davantage de vapeur. Avec un réservoir de 2 ml, la 0,4 ohm espace un peu les remplissages.

Quel e-liquide utiliser dans l’iTank T ?

Un clearomiseur d’inhalation directe à résistance basse s’accorde avec un liquide où la glycérine végétale domine, comme un 30/70 entre PG et VG. Notre guide pour comprendre le PG et le VG explique ce que chaque proportion change.

L’Armour Ultra convient-il à l’inhalation indirecte ?

Pas avec le kit livré. Vaporesso destine la box à l’inhalation directe, et les résistances fournies travaillent entre 50 et 75 W avec un tirage ouvert. Pour un tirage serré proche de celui d’une cigarette, un pod pensé pour ce geste reste plus adapté.

Comment régler l’arrivée d’air de l’iTank T ?

L’air entre par le haut du clearomiseur, et une bague rotative ouvre ou ferme deux fenêtres opposées. Ouverte, elle donne une vapeur plus fraîche et aérienne. Refermée, elle donne une vapeur un peu plus chaude.

Armour Ultra Vaporesso, ce qu’il faut retenir de la fiche

L’Armour Ultra Vaporesso illustre une approche précise, celle d’une box à grosse batterie intégrée qui mise sur la robustesse plutôt que sur l’accu remplaçable. Ses 100 W relèvent de la vitrine, puisque les résistances livrées s’arrêtent à 75 W.

En France, la version à retenir est celle du kit TPD, avec un iTank T de 2 ml. Une fiche qui annonce 6 ml parle de la version globale de l’Armour Ultra Vaporesso, et les certifications annoncées ne couvrent que la box.

Au-delà de ce modèle, lire la fiche du fabricant ligne par ligne et la confronter au cadre réglementaire reste la meilleure façon de suivre l’évolution du matériel de vape.

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Contenu éditorial réservé aux personnes majeures. Les e-liquides peuvent contenir de la nicotine, une substance susceptible d’entraîner une dépendance. Cet article présente une information générale et ne constitue pas une recommandation d’achat.